L'hiver arrive, mon ami, et le mal guette
 
AccueilFAQRechercherGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 «Il y a dans tout un rien. Un rien qui le forme, ce tout. Et il y a dans chaque phrase un esprit qui divague, dans chaque esprit un moteur et parfois, le moteur n'est que folie. Je suis la Torture, je suis la prophétie d'un lendemain nouveau, apocalypse» 

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Modotte Luny
avatar

Messages : 35
Date d'inscription : 16/06/2015

Feuille de personnage
Relations:

Nuage Prophétique

   Jeu 18 Juin - 15:31




Nom du chat


Nom : vous savez lire je crois x)
Âge en lune : 10 lunes
Sexe : Femelle
Clan : Montagne

Rang : Novice
Ambitions : Conquérir. Le monde. Tout détruire. Devenir meneuse pour tout conquérir, pour faire régner la peur, la terreur, pour torturer comme elle le veut et tuer. Tuer les chats qui se mettent en travers de sa route.

Physique

La neige tombe doucement, recouvrant le sol de son manteau blanc. Tout est calme, tout est doux. Tout est apaisant, mais cette ambiance est lourde. Quelque chose est là. Qui observe. Mais où ? Il n'y a que le blanc de la neige un peu partout. Il n'y a rien d'autre que ça, un paysage uniforme, homogène, sans aucun détail qui aiderait à voir où chercher, où débuter. Et puis un éclat de couleur qui apparaît, comme amusé de déranger, comme amusé de venir sans prévenir. Et en s'approchant plus, la couleur se fait plus présente, plus insistante et on peut apercevoir ce que c'est : des yeux. Ou plutôt un. Parce que l'autre est fermé. Et il n'y a pas à s'attarder sur lui, puisque l'autre envoûte bien plus. Le vert qui entoure la pupille est si profond, rappelant les feuilles de la saison des feuilles vertes ou encore l'émeraude, mais en s'y penchant encore plus, on y découvre des traces de bleu du ciel. Ce bleu intense qui, mélangé au vert, paraît encore plus attrayant. Mais le vert, déjà entaché de bleu, n'est pas pur. Il est quelque peu tâche de jaune rappelant le soleil et vers le milieu de l'œil, il y laisse le monopole de la couleur. Et ce jaune, lui, est tâché légèrement de blanc et vers gauche, d'un peu d'orange. Et le bas de l'œil, lui, il se retrouve à être orange tout bonnement. Rien de plus. Un orange chaleureux, total opposé à ce regard froid et sans appel.

Mais la curiosité emporte toujours, parce que c'est tout bonnement dans la nature, la curiosité, et l'attention va vers l'œil qui est demeuré fermé. Qu'on ne voit pas. Il semble ne pas pouvoir ouvrir, ne pas en être capable. Quatre longues balafres enflées et rosées, de ce rosé annonçant que même si c'est cicatrisé, il y a des risques d'ouvrir de nouveau la blessure, traversent l'œil qui reste fermé. Et soudainement, les muscles encore présents, ceux n'ayant pas été sectionnés, s'activent et l'œil s'ouvre légèrement. Choc. Dégoût. Recul. L'œil est complètement noir. Intense. Le reflet du traître. De celui qui en devrait pas exister. L'œil ne reflète rien pourtant, il est de la couleur de la nuit, il n'y a rien d'autre que le noir complet, pas de pupille, pas d'iris, ni rien. Juste le noir qui raconte une histoire, si seulement on l'écoutait. L'œil se referme. Et demeure fermé. Les muscles sont faibles. Comme fondus. Presque sectionnés. Et ça prend beaucoup d'énergie pour ouvrir cet œil étrangement laid, mais intriguant et envoûtant.

Et puis, une révélation. S'il y a des yeux, il y a un animal. Mais pourquoi ne voir que les yeux ? Pourquoi ne pas voir le reste du corps ? Ce qui n'est pas su, c'est que le reste du corps est tout simplement dissimulé dans la neige. Parce que le chat, la femelle, est couchée dans la neige, les pattes repliées sous elle, le museau enfouit dans cette substance froide qui recouvre le sol. Et que son pelage, lui, est de ce blanc particulier, ce blanc qui vient de tomber sur la terre, ce blanc qui s'accorde parfaitement avec la couleur présente. Et donc, personne ne peut la voir si son petit museau, tout doux, rosé, mais de ce rosé pâle et mignon, pas celui des cicatrices, n'est pas sorti. Si ses griffes acérées et longues ne le sont pas et si sa bouche, avec ses crocs aiguisées, ne le sont pas aussi. Parce que son pelage est d'un blanc pur, un blanc neige, mais pas avec du gris ou du noir, juste du blanc. Du blanc partout, sans rien pour entaché selon, au contraire de l'œil. Et que le corps est tout petit, donc se dissimule facilement. Ce corps est plus petit que la moyenne, mais cela n'handicape pas, peu même aider.

Et cette chatte, c'est Nuage Prophétique.
Mais, Nuage Prophétique est légèrement différente à présent. Toujours petite, oui, son pelage blanc est désormais couturé de petites cicatrices rosâtres et roses, des marques de griffes et de crocs. À présent, son regard est encore plus froid et cruel, plus déterminé et affreusement haineux qu’auparavant. Et à son retour au camp, elle n’est plus qu’un paquet d’os entouré de peau.




Caractère

Avant son retour
Après son retour
Depuis toujours

~ Ambitieuse ~ Hautaine ~ Irrespectueuse ~ Fière ~ Exubérante ~ Râleuse ~ Persévérante ~ Cruelle ~ Manipulatrice ~ Narcissique  ~ Comportements suicidaires ~ Renfermée



Regarde ce sourire, celui que tu affiches, si doux, si incroyablement paradoxal, parce que tu n’es pas celle à qui il faut faire confiance. Et pourtant, ton sourire est des plus doux, de ceux que l’on veut voir, il est magnifique oui. Si seulement n’en avais-tu pas une conscience aiguë. Cette conscience de ta beauté te rend si insupportable. Parce que tu veux les compliments, ils ne doivent qu’être à toi. Tu es la plus belle, la meilleure, celle qui doit recevoir les éloges au lieu des autres, des incapables, des inférieurs, des subordonnés. C’est toi qui es sur le piédestal, et personne n’a le droit ni de raisons valables de t’y déloger. N’est-ce pas ? Et tu le fais savoir, par des regards de haut, par des phrases, par ton comportement tout simplement, on voit très bien ton estime de toi, hautaine que tu es, narcissique que tu es. Tu n’as pas changé, toujours ainsi depuis que tu sais parler, depuis que tu t’es vu dans une flaque d’eau dans le camp. Et puis, avec ta sœur, vous êtes les plus belles, rien de plus simple.

Et tu n’es pas de plus supportables, même si on omet ce côté de ta personnalité, parce que tu ne fais que râler, dès que quelque chose ne te plaît pas, dès que tu peux critiquer, dès que tu peux te plaindre, et bien, tu le fais sans hésiter. Et tu vois au regard des autres que cette façon d’être n’est pas la plus appréciée. Mais ça ne t’importe peu, tu es toi et tu seras toujours toi, toi qui manifestes tes émotions d’une façon excessive, on ne peut les manquer. Toi qui désires, malgré tout, prendre la place du meneur de tous les moyens, toi qui serais prête à sacrifier n’importe quel chat, sauf ta sœur, pour parvenir à ce poste. Et ton ambition qui ne s’arrête pas là ; tu veux régner sur la forêt toute entière, apposer tes lois. Tu es toi. Et si on peut te donner une seule qualité, ce serait celle d’être persévérante, parce que tu n’abandonnes jamais, tu ne te décourages jamais, jusqu’à réussir ce que tu fais. Une seule qualité, ou presque, toutes entachées par cette façon que tu as de désirer le sang, de vouloir le faire couler, d’aimer faire souffrir, n’est-ce pas ? Alors un sourire déformé et cruel s’affiche sur ton visage, toi qui peux envisager dix milles plans pour torturer un chat, sans penser aux conséquences. Et toi qui trouves toujours les faiblesses des gens, qui sait s’en servir pour parvenir à tes fins, oui, tu n’hésites pas à manipuler, tu aimes même ça, petite peste.

Mais parfois, il y a des expériences qui peuvent changer le tout, changer la personne que tu es, te rendre différente, ou du moins changer quelques petits détails. Tu aimes toujours faire souffrir, manipuler, oui, tu es toujours une chatte dangereuse pour les autres, mais désormais, tu l’es aussi pour toi. Tu as désormais des comportements à tendance suicidaire, comme si quelque chose te poussait à ne plus vouloir vivre et pourtant tu veux vivre pour régner sur toute la forêt et pourquoi pas un peu plus loin, tu veux vivre pour faire souffrir, mais tu veux souffrir aussi maintenant. Et puis à présent, tu n’exposes plus tes sentiments comme avant, dans des explosions bruyantes, non. Maintenant, tu tais tes ressentiments, tu te renfermes, tu imploses. Maintenant, tu n’es plus la chatte sans secret auprès de ta sœur, tu en renfermes un : celui de savoir ce qui s’est produit lors de ta longue disparition.


Histoire


Un cri figeant tout le camp. Le camp qui était encore là bien sûr, certains partis en patrouille de chasse ou frontalières. Un autre cri. Troisième cri. Un accouchement, voilà pourquoi il y avait des cris. Un accouchement douloureux et long, agonisant. Dans la pouponnière, le guérisseur tâchait d’apaiser la reine blanche, Ciel d’Hiver, qui haletait, les yeux dans le vague. Lorsque finalement, tout fut fini. Deux paquets tombèrent en même temps dans un bruit sourd sur le sol tapis de mousse. Ou… tout ne fut pas fini, mais le plus grand fut passé, comme elle ne sentit même pas la troisième petite boule de poils qui tomba, distinctement des deux autres. Tous les trois vivaient. Tous les trois respiraient, chignaient en tentant de s’échapper aux coups de langue et de se rapprocher de leur mère, pour se nourrir. Instinct de survie. Mais le guérisseur ne semblait pas rassuré pour autant. Pelage Tacheté, le père des petites, n’était toujours pas là. Et une des petites ne semblaient pas être en mesure de se rendre jusqu’aux tétines de sa mère, trop faible, sa cage thoracique se soulevait difficilement et l’autre femelle restait près d’elle, comme pour la soutenir. Toutes les deux blanches. La première ne survivrait sans doute pas, elle était si faible, comme si on ne pouvait pas lui insuffler le souffle de la vie. La mère était bien inquiète à présent. Son regard se porta vers le fond de la pouponnière avant de revenir vers la petite qui lui semblait déjà si étrange, de même que sa sœur jumelle complètement.

«Petite Prophétie» miaula-t-elle.

Et son souffle se coupa quand elle tenta de prononcer le nom de l’autre petite. Elle inspira et avec une force ultime, lança le nom qui lui vint à l’esprit.

« Petit Fléau»

Le dernier nom lui sembla plus évident.

«Petit Ciel»

Petite Prophétie ne passera pas la nuit.
Voilà les mots prononcés par le guérisseur par la suite.
Et le père quand il revint, prit connaissance de ses petits.
Nul doute;
Petite Prophétie était la prophétie d'une mort.

[...]

Tu sens ta sœur contre toi. Et ton frère aussi, ton petit frère, qui respire. Tu n’as aucun doute, tu es vivante, et ce malgré ce que le guérisseur avait dit. Tu es vivante. Une semaine était passée, une semaine durant laquelle tu avais lutté pour respirer, pour rester auprès de celle qui te semblait être la personne la plus importante dans cette existence que tu n’avais jamais demandé à avoir : ta sœur. Maintenant, tu savais qu’il était temps pour vous deux d’ouvrir les yeux et de montrer aux autres que vous pourriez survivre dans un monde pouvant être cruel, de montrer que vous sauriez l’être encore plus que la Vie elle-même. Une petite pression de la part de ta sœur te permit de comprendre qu’elle aussi savait et en même temps, comme à l’heure de votre naissance, vous ouvrîtes les yeux. D’un même mouvement, d’un même accord, vous offrîtes aux autres la vue d’un parfait équilibre de vert, de jaune, d’orange et quelques touches de bleu, même si tu vis que ta sœur avait un œil blanc, un œil qui ne voyait pas, tu le savais, parce que toi, tu ne voyais plus de l’œil droit à l’instant où tu avais vu qu’elle ne pouvait pas voir, par procuration, par solidarité. Pourquoi aurais-tu la capacité de voir de cet œil si elle, elle ne pouvait pas voir ? Tu te levas, tins sur tes petites pattes et te retournas vers ta sœur qui t’afficha un beau sourire, sourire que tu lui rendis bien évidemment. Vous saviez que la Vie ne serait qu’un jeu et que vous, vous alliez changer les règles pour ne pas être les pions, mais ceux qui gagnaient et jouaient. Vous alliez gagner, mais pas maintenant non, pour le moment, vous alliez vous reposer. Tu te couchas auprès d’elle et vous vous rendormîtes.

Ce ne fut qu’une semaine plus tard que vous démarrâtes votre petit jeu, avec votre frère bien entendu, vous le mêliez enfin à vos petites affaires, et si sur le coup il en était enchanté, il déchanta bien trop vite. Parce que vous saviez déjà d’or ce que vous alliez lui faire. Il serait le premier pion de votre plateau de jeu. Et les journées passèrent ainsi, vous appreniez à le manipuler facilement, de telle sorte que chaque connerie que vous fîtes, il en paya les conséquences, parfois désagréables il fallait l’admettre. Il finit par tenter de vous éviter, ne plus traîner avec vous et cela bien rapidement. Ta sœur et toi, vous vous étiez enfuies une fois, et lorsqu’on vous avait retrouvé, la première chose que tu aies dite fit : « Petit Ciel nous a dit qu’on devait s’enfuir pour faire partie intégrante du Clan ! Il me semblait si convaincant que je l’ai cru et.. je voulais pas..je voulais pas..le.. » et tu te mis à pleurer, finissant de convaincre les guerriers et apportant de ce fait une conséquence à ton petit frère, le pauvre petit frère qui subissait tout. Il dut même retirer les puces des anciens durant toute une lune, et vous, vous en riez discrètement. Tu t’amusais. C’était certain. Toi, celle qui n’aurait pas dû vivre, vivais. Tu n’étais au final pas la prophétie d’une morte non.

Et ce jour vint, ce fameux jour, le jour de votre baptême à tous les trois, vous étiez contents et toi et ta sœur, vous aviez laissé tranquille votre frère cette journée là. Lorsque le meneur fit l’appel, tu t’approchas du promontoire en même temps que ta sœur. Le meneur eut un petit rire, vous aviez toujours tout fait ensemble, aviez toujours passé tout votre temps ensemble, c’était drôle de voir qu’au final, vous continuez de faire tout ensemble, même lors de votre baptême. Avant que le meneur ne donne vos nouveaux noms, tu tournas la tête vers tes parents. Eux que tu n’avais jamais aimé, ils te regardaient et tu leur lanças un regard empli d’une haine, tes yeux prenant une teinte d’avantage foncé. Toi qui ne voyais que d’un œil, comme ta sœur. Tu savais que tu ne leur laisserais pas longtemps l’opportunité de vivre dans ce monde en tant que pions. Tu ne les portais pas dans ton cœur. Peut-être parce que tu savais qu’ils ne s’aimaient plus, mais que les deux ne se l’avouaient pas. Et que ça te mettait hors de toi. Stupidité. Stupidité excessive qui te dépassait. Et ta sœur qui ne le remarquait pas, elle. Pas de sa faute. Tu l’aimais pareil. Vos noms furent finalement donné, deux noms qui avaient une sonorité agréable, qui te plaisait bien.
Nuage du Fléau et Nuage Prophétique.
Nuage Prophétique, la prophétie d’une catastrophe.

Cette nuit là, tu fis un rêve. Un étrange rêve. La forêt était désagréablement illuminée, par une lueur donnant une ambiance glauque. Tu avanças de quelques pas, sans peur. Tu n’avais jamais peur toi, le cœur empli de courage, mais ce courage te mènera sans doute un jour à ta perte. Et un incendie se déclencha brusquement, un chat qui t’était inconnu apparut et te poussa dans les flammes. Un cri déchira ta gorge quand les flammes léchèrent ton œil gauche. Un murmure te fit savoir que ce chat était l’ennemi de tes parents. Il te donna un violent coup de griffe sur l’œil gauche...Tu te réveillas en sursaut, l’œil carbonisé. Tu frissonnais de rage, parce que cela était de la faute de tes parents, à tes yeux. À présent, tu voyais que de l’œil droit qui avait retrouvé la vue. Un grondement monta dans ta gorge et tu décidas de réveiller ta sœur, lui disant de te suivre. Elle le dit. Ta sœur te suivrait toujours et dans la noirceur de la nuit ne voyait pas ton œil clos. Ce ne fut pas long que vous étiez en train de gaver deux souris de baies empoisonnées. « Ce sont pour nos parents », murmuras-tu d’une voix glaciale à ta sœur. Nuage du Fléau hocha la tête en silence, le visage sombre. Toi, tu t’allongeas là et à l’aube tu fis un signe de queue à ta sœur. C’était l’heure. « Papa, maman, venez un peu plus loin, on veut vous parler en mangeant une souris ! » lança ta sœur, toi tu avais tourné le dos. Plus loin, vous donniez les proies, et les laissiez commencer le repas. Ton œil valide brillait. Aucune question sur ton autre œil. Les spasmes envahirent tes parents, quand tu avisas la silhouette de ton frère. Dans un cri de rage, tu bondis et l’immobilisas au sol. « Aveugle-le » ordonnas-tu à ta protégée et ta sœur. Elle le fit, un filet de bave de contentement s’écoulant de sa gueule. Ta voix gronda. « On te fait quitter le Clan et ne reviens jamais.»

Vous étiez en dehors, pour chasser. Sept lunes. Vous aviez sept lunes toutes les deux. Vos mentors étaient fiers de vous. Toi, tu t’en foutais. Tu apprenais vite au combat et vous vous spécialisez sur cette compétence. Un fumet de solitaire parvint à tes narines. Tu souris cruellement et te tournas vers ta sœur. Elle avait senti elle aussi et vous alliez travailler ensemble. Vous approchâtes discrètement, le vent masquant votre odeur et le solitaire ne voyait rien. À toi de faire la sale besogne. « Je me ferais passer pour une chatte blessée et perdue, et toi tu en profiteras pour l’immobiliser» chuchotas-tu. Elle hocha la tête. Tu te mordis la patte avant jusqu’au sang. Tu t’avanças, la patte traînante, ton poids chancelant. Ton œil blessé et aveugle clos. « Aidez-moi ! Ils me cherchent ! » Il s’approcha, le regard compatissant et Nuage du Fléau tomba sur son dos, ton sourire illuminait à présent ton regard. Il te regardait, furieux et apeuré et tu fondis sur sa patte. Il se débattit, mais tu ne lâchas pas prise et ta sœur mordait l’autre patte. Tu donnas un violent coup avec ta patte, tordant la patte avant et tu lanças un coup de griffe sur son œil. Ta sœur avait tordu son autre patte et attaquée ses oreilles. Il parvenait à vous repousser, mais vous reveniez jusqu’à ce qu’il fuit. Satisfaite, vous l’étiez.

Le lendemain, vous assistiez à votre première assemblée, vous y vîmes votre frère. On le présenta sous le nom de Nuage Agonisant. Il ne vous accorda pas un seul regard. Tu étais satisfait. Cruelle, oui, tu aimais l’être et tu te souvenais de ton plaisir à jouer avec les proies vivantes. Sans savoir un seul instant que tu allais le payer. Bien cher.

Tu étais de sortie pour chasser seule, Nuage du Fléau dormait ayant été de sortie pour les deux patrouilles, du crépuscule et de l’aube. Alors tu l’avais laissé se reposer, parce qu’elle en avait bien de besoin, mais vite, très vite, tu regrettas. Les bois te semblaient si denses, si sombres, si lugubres et pour la première fois durant huit lunes, tu eus un frisson de craintes qui courba ton échine. Ton cœur s’affolait légèrement, ton souffle s’accélérait, parce que cette forêt te semblait inconnue et décidément, ça ne te plaisait pas. Qu’une forêt que tu connaissais si bien te semble inconnue. Et bientôt, tu fus écrasée par un poids qui te cloua au sol sans que tu ne puisses faire le moindre mouvement. L’odeur était pestilentielle, nauséabonde, et tu retenais le plus possible ton souffle pour ne pas avoir à la sentir. Un chat… que tu ne connaissais pas. Il te prit par la peau du coup. L’effet de surprise le rendait plus fort que toi, tu ne parvenais pas à te dégager de son emprise et tu fus traînée loin, sous terre. Une grotte avait été creusée sous terre. Quand on te lâcha, tu pus voir devant toi le solitaire que tu avais torturé avec ta sœur une lune auparavant. « Qu’est-ce que tu me veux ? » feula-t-elle. La réponse fut immédiate : la vengeance. Tu frissonnas. Prise au piège, comme une souris, ça tu l’étais.

[...]

Ton regard froid et sans sentiment fixait le corps inanimé de bras-droit de ton « maître » ou plutôt ce solitaire empestant que tu avais martyrisé auparavant. Deux lunes avaient passé. Tu te souvenais des mauvais traitements, des entraînements intensifs, et de la malnutrition dont tu souffrais. Avant de rentrer, tu avais pu apercevoir ton reflet dans l’eau. Tu t’étais vu et étais restée horrifiée devant ton apparence négligée, ton poil emmêlé et les puces qui y couraient. Tu étais amaigrie affreusement, n’ayant plus que la peau sur les os et les cicatrices parcouraient ton corps. Ce fut le déclic. Tu savais qu’en cherchant à t’enfuir, ils allaient trouver le moyen de s’en prendre à ta sœur, la raison pour laquelle tu étais toujours là d’ailleurs. Tu ne laisserais personne lui faire du mal. Ton cœur n’était peut-être pas en capacité de réellement aimer, mais elle était tout pour toi, et c’était la preuve qu’au final, un semblait de sentiments existait dans cette pierre en toi. Tu avais trouvé des baies empoisonnées en cherchant un peu, te souvenant de la façon dont tu avais tué tes parents. Tu doutais que cela ne fonctionne, mais le garde du corps de ton agresseur était trop fort et en santé pour que tu ne gagnes un combat, toi qui étais si faible et si amaigrie, pas à ta plus grande forme. Tu revenais avec la souris dans ta gueule, en prenant soin de ne pas croquer où les baies étaient étalées et de ne pas montrer l’entaille de la souris. Tu l’avais posé devant lui et t’étais inclinée respectueusement. Ce que tu avais vu alors t’avais stupéfaite : il avait mangé la souris sans un soupçon envers ton geste. Et il était mort après plusieurs convulsions. Quand Revenges se présenta, il chercha à te faire payer le prix de la mort de son unique ami, mais ton coup de griffes visa et atteignit la jugulaire. Il mourut également. Tu étais libre et avais eu de la chance, et en regardant les étoiles qui parsemaient les étoiles, tu fus convaincue que le Clan de la Lune n’en avait rien à faire de ton sort et t’avait complètement abandonné, tu ne leurs feras plus jamais confiance. Et maintenant, il était temps pour toi de rentrer au camp. À ton camp, ton Clan. Et rejoindre ta sœur. Tu soupiras, la pleine lune était pour dans trois jours, tu n’irais pas à l’Assemblée ce mois-ci.




Qui es-tu ?


Tu as un puf ? : Ici
Comment as-tu découvert le forum ? : Ici
Tu as déjà RP ? : Ici
Veux-tu être parrainé(e) ? : Ici
Codes du règlement :

© Codage by Ella'


Dernière édition par Nuage Prophétique le Mer 28 Oct - 2:52, édité 12 fois
Revenir en haut Aller en bas
Admin Equi
avatar

Messages : 234
Date d'inscription : 23/05/2015
Age : 20

Feuille de personnage
Relations:

Étoile Désertique

   Ven 19 Juin - 0:12

Re Bienvenue chou!
Revenir en haut Aller en bas
avatar


Invité

   Ven 19 Juin - 7:45

Ree x)
Revenir en haut Aller en bas


Contenu sponsorisé

   

Revenir en haut Aller en bas
 
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Cats Island :: En Premier :: Présentations :: Présentations Validées :: Clan de la Montagne-