L'hiver arrive, mon ami, et le mal guette
 
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 Fin. Point final. Pas une fin heureuse, pas une fin triste, pas une fin décevante ou innatendue. Une fin, simplement un point puis plus rien derrière. La fin. J'ai vu tout ce que j'avais à voir de la vie, à présent, j'ai fini. Fin. [FT Ready]

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Date d'inscription : 01/03/2015

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Étoile de l'Aube

   Sam 5 Déc - 19:40


Chaque personne à un but dans la vie. Un but, c'est vaste, c'est grand. Cela peut seulement être une légère amélioration, où un changement radical de vie, tout dépend des chats, des envies, des caractères. Un objectif, une idée, un rêve, quelque chose à poursuivre. Parfois, ils sont si puissants que rien ne peut nous arrêter, on veux tout faire pour atteindre ce qu'on s'est fixé. Ceux qui n'ont pas de but sont plus que malheureux. Ils sont presque morts, comme des robots, des choses qui obéissent à de simples règles naturelles, avançant doucement, les yeux vides d'expression. Il n'y a plus rien dans leur cœur. Heureusement, ils sont rares, bien rares. Ils y a aussi ceux qui sont dévorés par une ambition croissante, et commence à dérailler, à faire n'importe quoi. Leurs proches les voient sombrer, lentement, sûrement, pleurent et tentent de les en empêcher. Généralement, il est bien trop tard pour faire quoique ce soit, et la personne décline jusqu'à péter définitivement un câble. Et même si on arrivait à les "sauver", cela donnerait des chat malheureux à s'en fendre l'âme, qui finiraient par se suicider. Ou continuer à vivre et devenir la catégorie robots sans émotions. Trois issus magnifiques, n'est-ce pas ? Puis il y a ceux qui ont de petites envies, facilement réalisables, et passes de rêves en rêves comme un papillon de fleurs en fleurs. Ceux là sont dans une spirale infâme, un cercle vicieux: Ci-tôt qu'ils ont, ils en veulent encore, et cela dure sans aucunes fin. Encore un nouveau destin bien triste... Encore d'autres ont un but, ni petit, ni trop grand, qu'ils se fixent, et ne l'atteignent jamais vraiment. Ils continuent à le viser, l'oublie un peu, et sont globalement heureux. Oh, bien sûr, il y a des moments de doutes, des instants où on ne va pas bien, mais en général, ils ne souffrent pas. Félicitation, vous avez atteint le niveau de satisfaction presque totale. Vous êtes très bien, je vous remercie. Mais comme je l'ai dit, on parle de niveau de satisfaction. Vous, tous ces chats qui vivent biens, sachez une chose: C'est la vie qui vous a tout donné. Vous avez juste eu de la chance, une grande chance, et vous êtes sûrement dans les petits papiers de nos vénérables ancêtres. Bravo. Vous êtes les chanceux de cette magnifique Terre. Mais il manque une catégorie à celles citées au dessus. En faite, il en manque sûrement plusieurs, mais comment toutes les résumer ? Bref, il manque la catégorie des grands utopiques. La mienne, en quelques sortes. Celle qui comporte ceux dont le rêve est impossible à réaliser et ne se réalisera donc jamais. Pourtant, nous continuons à essayer, comme des cervelles de souris, en pensant un jour que tout ce passera comme on le veux. Ah ! J'ai été si bête... Moi mon rêve, c'est que la guerre cesse. Je voulais que les Clans s'allient, arrêtent de se battre, et que le sang ne coule plus jamais. Je pensais que devenir meneur allait me permettre de concrétiser mon rêve, et pendant longtemps, je me suis imaginé que c'était possible. Que je pourrais vraiment mettre fin à des centaines de lunes de rivalités. Que j'étais naïf et innocent ! Mon rêve le plus cher, mon seul objectif, ma raison de vivre, tout ça ce n'était que rien, de la crotte, sans aucune importance. J'avais mis du temps à réaliser, mais maintenant que c'est fait... Depuis que j'ai enfin compris, j'ai changé. J'ai commencé à plonger, à devenir sombre, renfermé, mécanique. Je suis en train de devenir un robot, et je ne le laisserais pas se produire. Plutôt mourir.


La mort. C'est quoi, au juste, la mort ? Pourquoi la fuir, pourquoi chercher à la provoquer comme punition ? N'est-ce pas plutôt une délivrance ? Oh, ceux qui s'horrifient en lisant cela, qui disent qu'il faut que je profite du prétendue cadeau qu'on m'a fait en me donnant la vie, taisez vous. Vraiment. Vous ne savez rien, vous n'êtes pas en moi, vous ne savez pas ce que je vie. Après tout, que valent les idéaux sous la mitraille quand les prêcheurs sont à l'abri de la bataille ? (citation de Balavoine, La Vie ne m'apprend rien) Vous qui hurlez vos paroles, vos prétendus principes, sans hésitez, connaissez vous la souffrance que provoque l'absence d'objectif ou de but ? Je ne supporte pas le sang, la guerre. Cela vient d'un traumatisme lointain, inscrit au plus profond de mon être. Seul ceux sur qui est tombé le corps blessé et ensanglanté de son père alors qu'ils n'étaient que des nourrissons peuvent comprendre. A nouveau, alors que j'y pense, ressurgissent les images dans ma tête, comme des fantômes me harcelant, trop forts, trop nets...

La nuit était tombée depuis longtemps, et sa noirceur avait envahit la forêt. Mes yeux de petit chaton ne voyaient plus rien que certaines parties d'arbres éclairées par la forêt. Le souffle fétide du renard me faisait étouffer, et ses crocs enfoncés dans ma chair me causaient une terrible douleur à la nuque. Mais plus que ce mal, la terreur me clouait sur place, m'empêchait de bouger, de me débattre. J'avais compris que ce qui m'attendait, c'était la mort. Soudain, un éclair gris bondit dans mon champs de vision. Une patte me toucha et me fit tomber :
- Petite Aube, cours !
Je reconnu la voie de mon père, qui sauta sur le dos du renard. Ce dernier se retourna vivement, trop vivement, et lui infligea un terrible coup de griffe sur le torse. La blessure saignait abondamment, et le mâle tomba sur moi, moi qui n'avait pu bouger. Je hurlai, et je me dégageai de la fourrure poisseuse. A côté de moi, des guerriers avaient pris le prédateur en chasse. Je se rapprochai doucement du corps de mon géniteur inconscient.Je le secouai : aucune réponse. Les larmes se mirent à couler, et je continuai à secouer férocement mon père, sans plus de réaction. Je me mis à crier :
- PAPAAAAAAAAAAAAAAA !
Je sanglotai de plus en plus fort, sans quemon père réagisse. Mes pleurs attirèrent la guérisseuse qui me bouscula pour le soigner. Affolé, ne sachant que faire, je restai seul dans la nuit, dans le froid, en larmes, et couvert du sang de mon géniteur.



Elles sont trop fortes, ces images, trop précises. Le temps n'a pas voulu les déformer, me les faire oublier... Oh non, il se contente de faire ça avec les bons souvenirs, ceux dont on veut se rappeler, les conserver et ne jamais les perdre. Bien sûr, les moments douloureux qu'on voudrait refouler dans un coin sombre et poussiéreux de notre tête, eux, ils nous reviennent souvent en tête, nous faisant perde nos moyens. A chaque fois que j'ai été confronté à la guerre, j'ai été confronté à mon terrible dégoût du sang, le sang, ce foutu sang qui revient partout ! Pourquoi tenez vous à ça, à vous battre, à défendre votre soi-disant honneur sur un champs de bataille ? En êtes vous heureux, après ? Ne vous êtes vous jamais demandez ce que ressentait les familles de vos victimes, ne vous êtes vous jamais représentez leurs larmes coulant à flot tendis que leur sanglots montaient vers un ciel froid et distant qui se fiche de ce qu'on peut bien faire sur terre ? La douleur, la souffrance de ceux que vous avez blessés ? Et ces chats blessés, ils pensent que c'est tout à fait normal ? N'est-ce pas ? N'EST-CE PAS ? Mais oui je vous vois bien ! Dans votre camps, vous pavanant avec fierté avec vos cicatrices qui marquent vos prétendus exploits ! Mais personne ici n'a-t-il pas envie d'une vie calme à élever ses chatons dans une atmosphère paisible et tranquille ? Non, bien entendu ! Vous préférez faire une guerre inutile, répandre le sang, blesser, tuer, voir mourir vos enfants, la maladie se propager, et toujours toujours cette éternelle souffrance... La chasse, le bonheur de planter vos crocs dans une proie et de faire sa toilette avec ses amis n'est-il donc pas suffisant à vos yeux ? UC
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